Vulnérabilités physiques

L’entreprise, quelle qu’elle soit (TPE, PME-PMI, CAC), présente plusieurs vulnérabilités physiques, techniques et matérielles :

  • sa situation physique (siège, sites de production, sites de distribution),
  • son matériel (bien de production, machine, produits),
  • l’intégrité physique de ses salariés et dirigeants (expatriés, voyages d’affaire, débauchage).

Autant de failles accrues en temps de crise.

En effet, un des pendants de la crise mondiale actuelle est la répercussion sociale (licenciements, dégradation des conditions sociales, baisse du pouvoir d’achat…) provocant des mécontentements de la part de salariés, et de tiers directement concernés par l’entreprise (clients, concurrents, autres salariés de la même branche par solidarité…). L’environnement ainsi créé est favorable aux actes malveillants envers l’intégrité physique des entreprises : sabotage, atteinte aux biens matériels, aux outils, pillage et vol de machines, acte terroriste et demande de rançon.

La dernière crise a renforcé les fragilités de l’entreprise et les expose plus fortement aux pratiques hyperconcurrentielles :

  • Vol sur chantier,
  • Un dirigeant d’une société de maçonnerie, victime d’un vol de bétonneuse par son concurrent,
  • Un hébergeur d’infrastructure informatique victime de vols de serveurs.

L’insécurité de l’entreprise semble atteindre son paroxysme avec la vague de menace dont est victime le groupe Carrefour depuis janvier 2009, ou plus directement ses produits et ses magasins. Des lettres de menaces portant l’inscription « la mort sera bientôt dans les rayons », puis une demande de rançon. Ce qui a été analysé comme un acte terroriste.

Ce sont d’ailleurs ces actes terroristes qui touchent principalement les salariés expatriés : la vague de pirateries qui a sévi fin 2008 au large du Golfe d’Aden, en Somalie est un exemple flagrant tout comme les enlèvements de salariés expatriés de compagnies pétrolières, au Nigeria notamment. Il s’agit ici de l’une des conséquences de la crise du pétrole. La délocalisation et l’activité offshore semblent une bonne solution pour des PME, néanmoins certains pays présentent continuellement des dangers en raison de leur situation géopolitique.

En outre la crise sociale favorise le recrutement et le grossissement des cellules terroristes, et l’atteinte aux symboles du capitalisme.

Cependant, sans aller jusqu’à adhérer à une cause terroriste, le contexte économique actuel favorise les revendications et les mouvements de grève dans lesquels n’importe quel délinquant se met à casser des vitrines, piller des petits commerçants, ou encore les tabacs, pour les cigarettes et les jeux d’argents, ou encore le vol de carburant à la pompe pendant l’inflation des prix du pétrole.

Des salariés licenciés, et déçus se disant qu’ils n’ont plus rien à perdre peuvent s’adonner à de tels actes en attentant directement aux entreprises et à leurs dirigeants comme en témoigne la séquestration de la PDG de Sony France

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